De CALAIS à Honolulu ( N° 1.028 )

Publié le par Quinquine1159

Il ne s'agit pas d'un roman, cette fois. C'est l'histoire vraie d'une vie, qui est déjà un vrai roman.

Nous ne connaissons pas personnellement Guy BELEGAUD, mais nous connaissons bien ses parents. Gisèle, sa maman est Calaisienne et a pris la retraite à Narbonne. Jean-Claude, son père, fut secrétaire du " P'tit Quinquin " à ses débuts.

Guy BELEGAUD est né à Calais en 1961. Comme son grand-père, il a choisi les métiers du bois. Il a passé un C.A.P. de menuisier à Boulogne sur mer, puis un C.A.P. d'ébéniste à Hazebrouck. Puis, il apprit à construire des chalets en bois.

Ce Calaisien, " un self made man "

Ce Calaisien, " un self made man "

En 1989, il partit en Amérique, où, après diverses galères, il fabriquait des meubles. Ayant rencontré des menuisiers, il eut l'opportunité d'être engagé pour construire des décors de films ou de séries télévisées, dans les studios d'Hollywood. Contremaître, contremaître principal... l'abnégation et l'acceptation des mutations.

Car il fut amené à traverser les Etats-Unis. Des cinéastes le virent à Chicago, puis à Pittsburg pour "Batman". La télévision américaine lui demanda les décors de ses feuilletons "Lost", "Resort", "Hawaï".

A Hawaï, il vit Bruce Willis pour le film " Les larmes du soleil " . Le dernier en date : "John Carter of Mars " l'amena au bord du lac Powell.

Batman ne fut pas une panoplie pour Guy.

Batman ne fut pas une panoplie pour Guy.

Lost, série américaine

Lost, série américaine

Last resort, série américaine

Last resort, série américaine

Hawaï, plusieurs saisons

Hawaï, plusieurs saisons

Les larmes du soleil

Les larmes du soleil

John Carter of Mars, un des derniers

John Carter of Mars, un des derniers

Guy Belegaud avait commencé à mettre son travail et son talent dans " Spiderman". Derrière les aventures des héros, les enfants voient-ils l'œuvre de la main d'un homme ?

Les enfants rêvent des attributs de Spiderman, mais Guy Belegaud a vu tout cela grandeur nature.

Les enfants rêvent des attributs de Spiderman, mais Guy Belegaud a vu tout cela grandeur nature.

L'éloignement a-t-il fait renier le Nord à ce Ch'ti exilé ? Que nenni !

Sur Internet, il suit les résultats du Racing-Club de Lens, qu'il a fait découvrir , au cours d'un voyage en France, à son épouse d'origine hawaïenne.

Guy a trouvé le bonheur , sans renier ses parents.

Guy a trouvé le bonheur , sans renier ses parents.

Quand il passe à Narbonne, tous ses frères et sœurs viennent partager avec lui, les récits de sa vie exaltante. Et aussi une bonne barquette de frites, comme dans le Nord, car c'est ce qui lui manque là-bas. Il a fait apprécier le Maroilles à son épouse. Son objet fétiche est un verre à bière reçu d'un patron de bar à Lens.

Les décors sont différents, mais sa famille est toujours sa famille.

Les décors sont différents, mais sa famille est toujours sa famille.

Guy Belegaud a pris la vie à bras le corps et alors la vie lui a paru belle. Il a su s'exiler, apprendre la langue, ne pas regarder en arrière, œuvrer et œuvrer encore. Ce n'était pas que le rêve américain, c'est la concrétisation de la réussite par le travail et le bonheur qui en découle.

Une famille nombreuse du Nord a su faire d'un de ses enfants un homme conquérant. Elle connaît toujours l' heure qu'il est à Honolulu et l'heure pour son fils d'être heureux. Quant à la température, elle ne peut pas se tromper: il y fait 26 degrés toute l'année.

Au tout début, il y eut pour Guy, Mister Bean

Au tout début, il y eut pour Guy, Mister Bean

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U
C'est une démonstration : avec de la volonté et de la persévérance, on peut gravir les échelles dans la vie. Bravo pour cette réussite.
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Q
Quand la voie n'est pas tracée d'avance, il faut la tracer soi-même; tout à fait d'accord.
et c'est ce que ce Ch'ti a fait.
M
Gisèle,
Pourquoi Guy regrette-t-il Lens et non Calais ?
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M
Gisèle,
Je comprends très bien, car les jeunes gens sont comme cela.
Chez nous, à l'époque, il y avait Saint-Etienne et Rocheteau.
Il y avait aussi les albums de collections de photos;. Il avait même l'écharpe verte, qu'il a toujours.
Notre petit-fils, c'est Bastia, car il y a habité quelque temps et y a même fait une école de foot.
Moi, c'était Lille et çà l'est resté.
Se passionner c' est une bonne chose et quand c'est pour le sport, c'est sain.
L
Guy préfère Lens, car c'est son adolescence, ayant habité Guise. Nous avions des amis qui suivaient le foot. Guy s'est intéressé avec eux. Il a suivi le Racing-Club, vu des matches. Il faisait des classeurs avec les résultats, les articles sur les joueurs; il connaissait tout de l'équipe. Et encore aujourd'hui, sur Internet.
G
Bravo: tu vas les chercher les images !
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M
La vie de cet homme est passionnante et je me suis passionnée à la retracer.
R
Rien à rajouter, Marcel à tout résumé :)
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M
Moi, j'adhère à tout, même aux 26 degrés..
J'admire cette mère qui a su faire passer l'éloignement, avant son propre intérêt.
Je vois sa joie quand elle prépare la venue de ce fils, qui est loin d'être l'enfant prodigue de l'évangile.
M
bonjour Marie 26 degrés toute l'année je résiste pas hihi trop chaud pour moi bisous
Marcel
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M
Le bonheur des uns ne fait pas le bonheur des autres. La Palissade Hi, hi, hi ...