Il est très célèbre en Angleterre. Le Nord le fait savoir ( N° 1117 )

Publié le par Quinquine1159

ORS est un petit village du département du Nord, traversé par le canal de la SAMBRE. Il attire de nombreux touristes britanniques. Il possède un cimetière militaire. Mais c'est le cas de très nombreux villages sur le front de la guerre 14-18. Alors pourquoi ?

Encore, hélas, un cimetière militaire et toujours bien entretenu.

Encore, hélas, un cimetière militaire et toujours bien entretenu.

A ORS, au cœur d'un bel espace boisé, se situa le dernier refuge d'un cantonnement de soldats anglais, pendant la Grande Guerre. C'était dans la cave de la " Maison forestière ".

Une maison traditionnelle, terrée dans le bois

Une maison traditionnelle, terrée dans le bois

Un poète anglais, très connu dans son pays ( où il est étudié en classe, presque à l'égal de Shakespeare ), y écrivit un poème, hommage aux martyrs. Il s'agit de Wilfrid OWEN. En novembre 1918, peu avant l'armistice, il tomba près du CATEAU-CAMBRESIS et il est enterré à ORS.

Voilà pourquoi un artiste, ami du poète, Simon PATTERSON, fit transformer la Maison forestière en œuvre d'art.

La Maison forestière devenue le Musée OWEN

La Maison forestière devenue le Musée OWEN

A l'intérieur de ce musée, les paroles du poète-soldat britannique, victime pour la défense de la France, y sont largement rapportées sur les murs.

" Laissez nous dormir maintenant. "

" Laissez nous dormir maintenant. "

Voici le plus célèbre poème, hommage aux poilus tombés:

" Quel glas pour ceux qui meurent comme du bétail ?

Seule la colère monstrueuse des canons,

Seul le crépitement rapide des fusils hoquetant

Peuvent ponctuer leurs oraisons hâtives.

Pour eux, pas de prières, ni de cloches dérisoires,

Nulle voix endeuillée, hormis les chœurs,

Les chœurs suraigus et démentiels des obus gémissant

Et les clairons appelant pour eux, depuis de tristes contrées.

Quelles chandelles seront tenues pour leur souhaiter bon vent ?

Non dans la main des garçons, mais dans leurs yeux,

Brilleront les lueurs sacrées des adieux.

La pâleur du front des filles sera leur linceul,

Leurs fleurs, la tendresse d'esprits silencieux,

Et chaque long crépuscule, un rideau qui se clôt.

" Chaque long crépuscule, un rideau qui se clôt "

" Chaque long crépuscule, un rideau qui se clôt "

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G
Je découvre ce poème alors que j'ai fait plus de 6 années d'étude dans la langue de Shakespeare. Il est beau, émouvant et traduit bien, à mon sens, l'honneur du soldat face au sacrifice suprême pour défendre un sol...qui n'était pas le sien. Bravo pour avoir mis ou remis en valeur ce magnifique texte.
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R
Comme tout être humain normal , je hais les guerres , en tant que fille de réfugiés politiques j'en ai beaucoup souffert moralement et souvent je me dis que tout cela ne sont que paroles, il n'y a qu'à se tourner sur 360° il n'y a que la haine , le profit , parfois , j'ai honte d'être en vie avec tout ce que mes parents ont subi autrefois, et de nos jours pourquoi tant de haine au non de quoi, ???
Certes, oui, ce poème annonce la couleur , de belles paroles que je respecte ...
Bonne soirée Marie-J
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Q
Ne culpabilise pas d'être en vie, Rose. A l'époque, on ne choisissait pas de donner la vie. Pour moi, la haine vient de l'absence de foi en la vie justement. On tue comme dans un jeu, la vie n'a plus aucun sens, aucune valeur. Le souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour que nous soyons libres , sans joug, ne devrait jamais être passé sous silence.
Enfin, c'est mon idée....
M
Bonjour Marie tu a raison il est superbe ce poême merci pour le partage bisous
Marcel
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Q
On pense aussi à ces étrangers qui sont venus mourir chez nous, pour nous.