Dunk(irk) c'est fini. Maintenant c'est Dunk(urk) N° 1430 )

Publié le par Quinquine1159

Copié- collé du journal "Nord Littoral"

Le tournage du film de Christophe Nolan vient tout juste de s’achever à Dunkerque.

Une page se tourne pour le Calaisien Guy Belegaud, qui travaille depuis près de six mois sur le projet. Une aventure qui a permis à ce contremaître, habitué des grosses productions hollywoodiennes, de revenir sur la Côte d’Opale. " Je n’ai pas été dépaysé en revenant ", confie-t-il dans un sourire . C’est par « le plus grand des hasards » que Guy a eu l’occasion de revenir sur la Côte d’Opale. « On était un dimanche après-midi. J’étais chez moi à Hawaï. J’ai reçu un coup de fil de mon chef, avec qui je travaille depuis plus 20 ans, pour me dire que j’allais peut-être aller travailler en France. » Guy ne sait pas encore de quel projet il s’agit, mais il sait déjà qu’il retrouvera le « designer » anglais, avec qui il collabore depuis 2007, sur des films comme « Batman The Dark night ».

Les choses prennent forme à l’automne 2015. Il s’agit de reproduire la jetée est, historique de Dunkerque, pour le film de Christopher Nolan relatant l’Opération Dynamo pendant la Seconde Guerre mondiale. « Ça a été une bonne surprise de pouvoir revenir ici, à 30 kilomètres de là où j’ai grandi, et de pouvoir rencontrer des anciens copains d’école, que je n’ai pas revus depuis plus de 30 ans. »

En décembre, Guy fait un voyage express de quatre jours, pour faire des repères. « J’ai passé presque plus de temps dans l’avion qu’à Dunkerque ! s’amuse-t-il. Le réalisateur voulait se rapprocher au plus près de la réalité, c’est la raison pour laquelle on est venu à Dunkerque pour la refaire à l’endroit exact. »

Deux mois d’études, quatre mois de chantier De retour chez lui, place au dessin. « J’ai travaillé avec le directeur artistique Eddi Kettilson, basé en Islande. On devait travailler avec près de 11 heures de décalage horaire. Quand je me couchais, il commençait à travailler… » L’étape du dessin et des études dure deux mois. « Nous avons testé différentes configurations et réfléchis au matériel qu’il nous fallait. » Le but : être le plus fidèle possible jusque dans les moindres détails. Ils ont ainsi fait refaire « des centaines de tire-fonds de 16 mm x 100 mm à tête carrée ». Guy la joue aussi locale. « Mon cousin calaisien m’a aidé à trouver un négociant en bois, JC Guilbert de Guînes, qui a pu nous trouver les scieries capables de débiter et entailler toutes nos pièces de bois. » Reproduire la jetée est un « gros projet » pour Guy. « Et c’est différent de travailler dans un studio ou même sur la terre ferme. On a dû faire avec la houle, les tempêtes, et s’adapter aux marées. » Une jetée qui devrait apparaître à de nombreuses reprises dans le film. « La jetée est un élément phare du décor », confie-t-il, un brin de fierté dans la voix.

Eddi et Guy reviennent à Dunkerque en février, pour commencer les travaux. « Les pièces de bois sont arrivées le même jour que nous à Dunkerque et elles s’emboîtaient parfaitement, c’était un bon départ. » Pour Guy et son équipe, il n’a pas fallu perdre son temps. « On n’a pas eu beaucoup de temps pour la faire et il a fallu travailler avec la marée et des conditions météo pas toujours faciles. » « Beaucoup d’obstacles à franchir » Le chantier géré par Guy comptera une centaine de techniciens, venus des quatre coins de la France, spécialisés dans le cinéma. « À ce niveau, il faut des gens qualifiés en techniques de cinéma. Ils ont fait un excellent travail. Il y avait une très bonne ambiance. »

La tempête pendant le tournage à Dunkerque

La tempête pendant le tournage à Dunkerque

C’est dans un Kursaal transformé en vaste chantier que l’équipe s’est installée. "Transformer le Kursaal en usine a été un challenge. Il y a eu beaucoup d’obstacles à franchir. " Le travail est de taille.

Le Kursaal transformé en usine

Le Kursaal transformé en usine

Pour la jetée, « il a fallu assembler 3 000 pièces ». En tout, deux jetées ont été réalisées. L’une en bois massif. L’autre en béton, l’autre en contreplaqué . Pour refaire la jetée, ces spécialistes du cinéma ont construit 19 modules « qui pèsent près de 10 tonnes chacun. Les proportions gigantesques des modules étaient aussi un problème logistique à gérer. Le jour où nous avons installé notre premier module, il y avait la peur que quelque chose cloche, mais finalement tout s’est bien passé ».

Les éléments  en bois et la jetée reconstituée
Les éléments  en bois et la jetée reconstituée

Les éléments en bois et la jetée reconstituée

Guy gardera de « très bons souvenirs de l’accueil des Dunkerquois, des artisans qui nous ont fourni le matériel, jusqu’à Jean Pichon, ancien Calaisien qui m’a aidé à découvrir la Jetée Malo sur son blog, et son « équipe » que je retrouve le week-end à « l’Européen » pour décompresser, me redonner une vie normale et me faire connaître the Dunkirk Spirit ! » Guy est resté mobilisé à Dunkerque jusqu’à la fin du tournage pour s’assurer que « tout marche en temps et en heure et qu’il n’y ait pas de retard pour les décors ». Lui, restera quelques semaines de plus en France, avec sa femme hawaïenne, Anela. « J’aimerais bien aller voir une étape du Tour de France et donner envie à ma femme de revenir ici plus souvent, lui faire goûter la joie de vivre française. » Avant de repartir vers d’autres aventures hollywoodiennes, encore inconnues. Guy attend le prochain coup de fil qui changera le cours de ses mois à venir.

Note de la rédaction du blog : Et venir à Narbonne voir les parents, nos amis Ch'tis devenus narbonnais, Jean-Claude et Gisèle.
Anela Belegaud le jour de son mariage avec Guy

Anela Belegaud le jour de son mariage avec Guy

" Ensuite ils partent tourner en Hollande, en Angleterre et aux Pays-Bas." Les voilà arrivés à HURK, aux Pays-Bas. ( Dans cette île neutre, il y eut un camp d'internement d'officiers alliés, ayant voulu échapper à la 1ère guerre mondiale.)

URK
URK

URK

Publié dans Région Nord

Commenter cet article

Gisbel 30/06/2016 09:42

Merci pour ton reportage, oui, ils sont partis pour la Hollande

bises a vous deux

Quinquine1159 30/06/2016 11:58

Comme Anela est belle ! Elle préfère sûrement le soleil d'Hawaï. Il y a eu vraiment du mauvais temps pendant ce tournage.
Tant mieux si tu as apprécié cet article, que je me suis permis de recopier. Puisqu'il a été publié aux Calaisiens, pourquoi pas à nous !

marcel 30/06/2016 08:38

Bonjour Marie

c'est incroyable le matériel qu'il faut cela représente beaucoup de travail et cela donne des emplois juste pour la jetée 3000 pièces c'est incroyable
bonne journée bisous
marcel

Quinquine1159 30/06/2016 11:54

Tu connais la difficulté du labeur, tu peux imaginer.