De LILLE à BAGDAD ( N° 1830 )

Publié le par Quinquine1159

"Quand je l'ai épousé, il était chanteur de rap; c'est en arrivant en Turquie que j'ai découvert qu'il était un jihadiste",  a affirmé, en arabe, cette LILLOISE d'origine algérienne de 28 ans, à la cour. Nous devions seulement y passer une semaine de vacances; mon mari a été contacté par un hommeJe les entendus parler de départ vers la Syrie et l'Irak", a-t-elle dit et aussitôt, ils "m'ont enfermée dans une cave avec mes enfants. Mon mari m'avait dit 'je ne veux plus t'entendre' et il m'a forcé à rester dans cette cave ."

Djamila Boutoutaou

Djamila Boutoutaou

Cette Néo Lilloise Djamila Boutoutaou a été jugée devant la cour pénale de BAGDAD.

Le juge a assigné un avocat commis d'office, qui a plaidé pour la clémence, arguant que Djamila Boutoutaou avait été forcée par son mari de rejoindre l'EI. A la question du juge : "as-tu rejoint l'EI avec ton mari Mohammed Nassereddine et tes deux enfants?", la jeune femme qui a comparu dans un box grillagé en bois, vêtue d'une tunique rose et d'un foulard marron, a répondu qu'elle l'avait fait contre son gré.

De LILLE à BAGDAD ( N° 1830 )

Dans un communiqué commun, ses avocats ont dénoncé les conditions de ce procès. Selon eux, les autorités consulaires françaises n'étaient pas informés de l'imminence de l'audience.          Ils souhaitent que la France "exige fermement des autorités irakiennes, dans le cadre de la procédure d'appel qui devrait s'imposer, le respect intégral des principes fondamentaux du droit au procès équitable" et qu'elle oeuvre au rapatriement de leur cliente et de son enfant, quand sa condamnation à la prison sera définitive.

De LILLE à BAGDAD ( N° 1830 )

Amine Elbahi, un ROUBAISIEN, dont la soeur se trouve en zone irako-syrienne, qui accompagne les familles, dénonce la condamnation de la Nordiste comme "une décision qui intervient à quelques jours des élections en Irak. On a l'impression que c'est une décision qui est prise pour satisfaire l'opinion publique. Elle ne nie pas sa responsabilité, elle est prête à assumer, mais pas devant une justice expéditive. Le procès s'est déroulé en cinq minutes. Elle a reçu la visite des autorités françaises. On ne lui a pas laissé le droit de se défendre."C'est mon mari qui m'a obligée", a-t-elle redit. "Pendant les dix mois que j'ai passés en Irak, je n'ai pas vu mon mari qui passait son temps hors de la maison. Il a été tué près de Mossoul."


Selon Amine Elbahi, qu'on voit ici sur la grand place de LILLE, "cette dame n'est pas coupable, mais victime. Dès 2008, sa mère avait signalé aux services de police et au procureur que sa fille était endoctrinée par un groupe sectaire. Elle n'a pas du tout été entendue. Djamila a été recrutée par une famille, qui l'a ensuite emmenée en Algérie".

 

Amine Elbahi

Amine Elbahi

Pourquoi, si elle a été trompée dès le départ sur les intentions de son mari, n'a-t-elle pas cherché à s'échapper depuis trois ans ? "M'enfuir ? Je voulais, mais je ne pouvais pas. Je n'avais pas de téléphone" .       Puis la Lilloise, sa petite fille dans les bras, d'exprimer des remords face à la caméra : "Je regrette de m'être mariée avec lui, bien-sûr. "

Publié dans Région Nord

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G
c'est un dossier - parait-il épineux pour la France. Pour moi, NON. Depuis la chute de Daech en Syrie et en Irak, des femmes, souvent accompagnées de leurs enfants, ont oublié qu'elles étaient françaises et sont devenues des "Collabos", comme certaines femmes lorsque nous nous battions contre les nazis; Et on leur rasait la tête, ce qui n'est pas de mon goût; mieux aurait valu les fusiller pour trahison. Ces femmes qui se sont battues ou ont accompagné, en toute liberté de cause, des combattants qui se sont battus contre nos troupes n'ont que ce qu'elles méritent. Qu'elles soient condamnes sur place, n'est que JUSTICE. En plus on ne sera pas obligé de les nourrir pendant 20 à 30 ans, en cas de jugement incompressible. Aussi,eu importe que l'Irak, par exemple, soit un pays en guerre, qui applique la peine de mort et que sa conception du droit soit plus opaque que celle de l'Hexagone.
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Q
Le jugement doit s'appliquer là où l'on est . Pourquoi payer un rapatriement, un procès et des années de vie, à quelqu'un qui ne nous a pas aimés et même nous a fuis. C'est malheureux pour les enfants, mais les enfants subissent les erreurs des parents. Ici leur père est à l'origine du malheur de sa famille, y compris de la mère.
E
Comme toi fallait y penser avant autant pour elle que pour ses parents qui la pleure elle mérite pas de revenir
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Q
On hésite quelquefois à plaindre ces femmes qui se font manipuler. Mais on vit trop dangereusement pour accepter tout retour de pays d'endoctrinement. Bravo pour ta franchise.
R
Que dire ? Quoique on en pense c'est un éternel recommencement ...moi je dis qu'elle se débrouille , il fallait y penser avant rien ne l'obligeait à quitter la France , je ne crois plus en rien dans ces histoires abracadabrantesques , il y a assez de problèmes chez nous sans aller ailleurs négocier des situations
Je te souhaite une bonne journée
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Q
Elle ne se plaisait pas en Algérie. Ils ne se plaisaient pas à Lille . Et maintenant, forcée d'aller en Turquie ou pas, elle veut revenir à Lille. Moi je dis non.