Cette histoire, c'est celle de la terre qui nourrit l'écriture. ( N° 1925 )

Publié le par Quinquine1159

« En 2006, j'ai eu envie d'écrire autre chose que du rap, raconte l'écrivain qui fut Révélation du Printemps de Bourges . 

Je me suis alors mis à l'écriture de chansons et de nouvelles. C'est une écriture plus classique, où on raconte des histoires, alors que le rap est une musique de slogans. »

C'est à ce moment que Tibo Bérard, des Éditions Sarbacane, demande à Boris Lanneau d'écrire.

Il faudra quatre ans pour que le projet mûrisse. « Je ne me sentais pas de me lancer dans un projet aussi sérieux qu'un roman », avoue celui qui anime alors des ateliers d'écriture à LILLE.
Finalement, son premier roman (« Sur la tête de l'amour ») est bouclé en 2010 et paraît trois ans plus tard.

Cette histoire, c'est celle de la terre qui nourrit l'écriture.   ( N° 1925 )

C'est l'histoire d'un gamin débarqué à Saint-Savin à l'âge de 3 ans et qui y a passé toute son enfance, avant de « monter » au lycée à Poitiers pour y devenir un rappeur reconnu.

Après avoir sillonné les scènes de France, le jeune homme s'est installé dans le Nord, à LILLE, où il consacre désormais sa vie à l'écriture.

Cette histoire, c'est celle de la terre qui nourrit l'écriture.   ( N° 1925 )

Mais ce pourrait être aussi celle des personnages de son second roman sorti en 2015. « Le jour du 70anniversaire de la libération de Saint-Savin ».

L'histoire se déroule dans les rues de son enfance, où cinq adolescents occupent leur été à draguer les filles et à courser les lièvres à bord d'une antique mais sublime 2CV modèle «Cyclope ». Mais ce qu'ils attendent, c'est le retour de la Parisienne qui les avait mis en émoi l'été précédent : « La fille de la ville ».

Cette histoire, c'est celle de la terre qui nourrit l'écriture.   ( N° 1925 )

 « Moi, je suis un peu chacun d'eux, éclaire Boris. Pour avoir le ton juste quand on invente des personnages, il faut les aimer et y mettre quelque chose de nous-même »

Pour retrouver l'ambiance des rues de son enfance, l'écrivain a fait plusieurs séjours d'écriture à Saint-Savin.

C'est là qu'il a scrupuleusement noté les trouvailles linguistiques des amis de son père, de passage dans la maison familiale, et fait revivre quelques figures locales authentiques.

Cette histoire, c'est celle de la terre qui nourrit l'écriture.   ( N° 1925 )

" C'est important de faire fleurir ses racines, de se mettre un peu de terre sous les semelles… "

Publié dans Région

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G
Sur internet on se rend compte que l'auteur de ce roman a bien laissé mûrir son projet; ce doit être le cas de beaucoup d'écrivains, je pense, pour lesquels ça trottine dans la tête et puis ça naît. Mais cet auteur n'est pas de mon style.
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Q
Raconter son enfance, sa vie, ce ne serait donc pas ton écriture ni ta lecture.
Il y en a tellement qui le font ! L'intérêt est d'abord pour eux mêmes, une sorte de thérapie.
R
"Pour avoir le ton juste quand on invente des personnages, il faut les aimer et y mettre quelque chose de nous-même ». "
C'est tout à fait vrai ce qu'il dit dans cette phrase et cela peut aussi être la logique de ce que l'on fait dans la vraie vie , sans aimer ce que l'on fait , on ne peut avoir du bonheur ....à vivre, créer et partager
....Bonne journée Marie-J, je viens de me réveiller et je suis en pleine forme
Bises
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Q
L'amour: la source du bonheur, l'amour de soi aussi, l'amour des autres, l'amour des actions, tu as raison.
Je ne sais pas comment tu tiens avec si peu de sommeil !
J'imagine que tu te lèves à pattes feutrées !
A bientôt