Le concours Miss Ink Girl est bien plus qu’un championnat de beauté. (N° 1976)

Publié le par Quinquine1159

Une jeune femme, âgée de 33 ans, habitante de ROQUETOIRE dans le Pas de Calais, a été élue « plus belle femme tatouée des Hauts-de-France » lors du concours  « Miss Ink Girl ». 

« Il y a six ans, j’ai commencé à me tatouer avec les noms de mes filles et de mon petit garçon que j’ai perdu », témoigne Julie.

Depuis, d’autres tatouages ont noirci sa peau : bras droit, jambe droite (qui sera terminée en fin d’année), ventre, dos, et bientôt le torse, sont recouverts de tatouages floraux ou animaliers car « c’est une cause qui me tient à cœur », dit-elle.

Julie Boutin

Julie Boutin

« Le tatouage c’est un art, on peut exprimer des choses qu’on ne peut pas dire à l’oral. Il permet aussi de se différencier des autres. » Pour ça, pas de problème, Julie Boutin sort du lot : elle a été remarquée par l’organisation du concours, pour ses tatouages bien sûr – le corps des concurrentes doit être tatoué à 30 % minimum – mais aussi pour son éloquence, et l’histoire de ses tatouages.

« J’ai été surprise d’être choisie pour représenter la région, je ne pensais pas être sélectionnée. », glisse la jeune femme, qui regrette toutefois le comportement de certains internautes. « L’élection régionale devait se disputer sur Facebook , sur les votes de photos;  mais il y a eu tellement de messages méchants que les organisateurs ont dû faire la sélection en interne. »

"Ink girl" des Hauts de France

"Ink girl" des Hauts de France

Désormais élue plus belle femme tatouée des Hauts-de-France, cette jeune Roquestorienne ( habitante de Roquetoire) veut profiter de son titre pour « faire évoluer les mentalités sur les réseaux sociaux et lutter contre cette méchanceté gratuite. Dès qu’on ne rentre pas dans une case, on est critiqué. Ce n’est pas parce qu’on ne mesure pas 1,80 mètre pour 52 kilos qu’on n’est pas belle », glisse la jeune femme désireuse aussi de changer le regard sur le tatouage.

« Il y a beaucoup de préjugés. Le tatouage c’est élégant, ça n’a plus rien à voir avec la vieille image du « taulard » tatoué. »

Finale nationale

Finale nationale

Le 4 mai prochain,  Julie Boutin cette jeune maman, assistante maternelle, représentera la région des Hauts-de-France et disputera la finale nationale en Alsace, là où est né ce concours, il y a trois ans.

 

Publié dans Région Nord

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G
Les tatouages ne sont pas ma tasse de thé même si - je dois le reconnaître - certains sont de véritables tableaux. Mais je suis classique dans mes goûts, je l'ai déjà écrit, et j'admets difficilement que l'on touche au corps humain que Dieu nous a donné à son image. Et son image – pour moi – ne doit pas être défigurée. De même je rapproche cette pseudo–décoration des corps des gens (je ne parle pas des blessé défigurés dans un accident) – de ceux qui se font refaire les seins, le nez... et j'en passe, car il y aurait beaucoup à dire
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Q
La beauté est une appréciation subjective. Je trouve cette jeune femme très belle sans tous ces dessins !
Elle a certainement quelque chose à se prouver. Pour moi, ce n'est pas probant.
Contente de te retrouver après une période avec la pédale de frein !
R
Comme tu as sûrement dû le lire me concernant, j'ai horreur des tatouages
Pour ma part , c'est horrible de se défigurer soit le visage, soit transformer son corps
Certes chacun fait ce qu'il vaut mais pour moi un tatoué manque de respect à la personne qui lui a donné la vie ,
Et pas que
les tatouages, j'ai horreur des piercings ,
Pardon ce n'est que mon avis pour moi, jamais je ne me ferais une telle horreur
Bonne soirée Marie-J
BISES
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Q
Comme toi je déteste tatouages et piercings. Quand on sait les dégâts que cela peut causer, il faut être désireux de se faire remarquer à tout prix, pour prendre le risque.
Une simple malformation physique, (par exemple un nez trop grand, une oreille décollée, un strabisme) les ferait se rebeller contre la nature et essayer d'y remédier même chirurgicalement, alors on les comprend mal. Les femmes à qui on enlève un sein se sentent tellement dégradées. Selon moi ces soi-disant décors sont des dégradations du corps.
Ils passent outre la douleur, alors qu'ils se plaignent de devoir aller chez le dentiste... Phénomène de mimétisme, de contagion encouragée par les nouveaux métiers qui en ont découlé !