1188-2020 d'une épidémie de peste à celle du Covid 19, un esprit de charité ne s'est jamais étiolé en pays d'ARTOIS.

Publié le par Quinquine1159

" Imposer les règles du confinement, c'était les dépouiller de leur mission première, de leur essence.  Ce n'était pas possible."

C'est le Maire de BETHUNE qui a parlé ainsi.

1188-2020 d'une épidémie de peste à celle du Covid 19, un esprit de charité ne s'est jamais étiolé en pays d'ARTOIS.

Retour en arrière :

Devant l'église Saint Vaast de Béthune, mais aussi à travers le pays d'ARTOIS, des confréries d'hommes, silhouettes noires drapées de capes noires, coiffées de bicornes noirs, sont fidèles à une mission vieille de 800 ans, au service de tous : riche ou pauvre, athée ou croyant : ENTERRER les défunts. On les appelle les CHARITABLES.

1188-2020 d'une épidémie de peste à celle du Covid 19, un esprit de charité ne s'est jamais étiolé en pays d'ARTOIS.

La Confrérie est née en 1188, pendant une épidémie de peste ravageant l'Europe, laquelle emporta 1/3 de la population de BETHUNE ( Pas de Calais ).

Les membres tiennent un bouquet: une baguette de noisetier surmontée d'un brin de buis et de thym, évoquant les vieilles croyances selon lesquelles les odeurs éloignaient et soignaient la peste.

1188-2020 d'une épidémie de peste à celle du Covid 19, un esprit de charité ne s'est jamais étiolé en pays d'ARTOIS.

A l'ombre de l'Histoire, la mission des CHARITABLES de continuer à enterrer les défunts ne s'arrête pas  pendant l'épidémie du Coronavirus. Avec en 2020 la protection de masque, heureusement.

1188-2020 d'une épidémie de peste à celle du Covid 19, un esprit de charité ne s'est jamais étiolé en pays d'ARTOIS.

              Sources: Photos du net et dossier du Figaro Magazine du 08 mai 2020

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G
Bravo pour cet article qui montre l'inlassable dévouement des membres de cette confrérie. Ils perpétuent une tradition de plusieurs siècles, ce qui n'est pas si courant chez bous, reconnaissons le, par rapport aux "English". Article qui met bien en valeur l'amour de son prochain et le service aux autres. Quel dommage que ce genre de tradition se perde en France. S'appuyer sur le passé traditionnel pour envisager l'avenir, quoi de plus beau. Mais, trop souvent, nous ne savons plus ou ne voulons plus faire en France. Quel dommage de laisser se perdre d'anciens savoirs. Je pense là aux dentelles de Calais. Celles fabriquées en Chine ne les valent certainement pas. Achetons Français et vive les traditions. le Nord nous en donne un bel exemple dans cet article.
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Q
Dans le sud, on aime surtout le folklore ( les sardanes, dont je sais que tu détestes la musique !) et à vrai dire surtout tout ce qui est festif.
Honorer les défunts, se souvenir d'une épidémie meurtrière, c'est trop catho ou trop mili , pour qui ne pense qu' au plaisir.
Bravo à toi, gars du sud qui défend tes valeurs.
C
Oh oui! nous connaissons bien les charitables dont notre voisin .. j'ai toujours été admirative du dévouement de ces personnes lors des obsèques et en juin j'attends toujours avec impatience leur passage pour la bénédiction de St Eloi.. et la procession de septembre…
Une belle mise à l'honneur sur ta page : merci !
Bises dans ta soirée !
Nicole
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Q
Il y avait un très beau dossier dans la revue, et il m' a inspirée.
Car cette tradition qui perdure, grâce à l'engagement des anciens surtout, est assez extraordinaire. Elle dépasse maintenant la religion et il est souhaitable que les jeunes prennent la succession.
Ah les processions dans le Nord ! Dans mon enfance, j'en ai connues !
Ici je ne vois que la St Vincent pour le vin et la Sanch le vendredi-saint à Perpignan ( vue à la télé ).
Merci de ton sentiment, Nicole
G
Un article qui ressuscite le passé
La vie est hélas un éternel recommencement
Un article de qualité et puissant tu as fait ce matin
Bonne journée Marie-J
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Q
Merci Rose. Je connaissais de loin cette confrérie, Noël pas du tout et il m'a remis en lumière l'engagement de ces personnes et aussi le caractère extraordinaire de survivance de leur tradition.
Le dossier de la revue dont je me suis inspirée était très bien fait, très illustré et mon mérite -puisque tu le dis- lui doit beaucoup.
Porte -toi encore sur tes gardes.