Insolite : ils vivent en famille dans un blockhaus de la Seconde guerre mondiale.

Publié le par Quinquine1159

Franck a juste réalisé un rêve de gosse pour lequel il a dédié une partie de sa vie. Avec son épouse, puis avec ses enfants, ils ont réussi à redonner un autre visage à un lieu témoin et acteur d’une période qui a marqué.

Une fois l’acquisition réalisée, place aux engins de chantier, de débroussaillage, aux perforateurs et autres marteaux-piqueurs.

" Nous en avons usé, des mèches et des disqueuses. Avec des murs d’1,50 m, il faut du costaud ! Sans oublier que nous avons eu dans un premier temps un énorme chantier pour dégager l’accès envahi par une végétalisation sauvage qui a duré 60 ans. Nous avons également dû faire intervenir les services de déminage afin de sécuriser l’ensemble du site."

Une fois les abords dégagés, place aux travaux proprement dits. Et là, c’est autre chose. Des murs, sans aucune ouverture, ou si peu, 45 m2 de béton auxquels il faut donner de la couleur pour une famille qui ne cesse de s’agrandir.

Blockhaus, comme bien d'autres avant les travaux de Franck

Blockhaus, comme bien d'autres avant les travaux de Franck

Franck Audoire est avant tout un passionné de l’histoire de sa commune, et en particulier curieux de la période qui touche à la Seconde Guerre mondiale.

Sa curiosité est aiguisée par le désir de comprendre comment la vie locale s’est articulée autour de la période de l’Occupation allemande.

C’est en 2004, à la lecture d’une petite annonce dans la presse locale, que son plan a réellement pris corps. En se lançant dans ce projet de vie, il prenait alors le risque de se retrouver enferré, dans des murs qui transpirent une période dont les uns ne veulent plus entendre parler, alors que d’autres en collectionnent les reliques.

Cuisine, salle de bains, chambres, chauffage, panneaux solaires, récupérateurs d’eau, assainissement, isolation, création d’ouvertures, le tout dans un environnement insolite .

La famille Audoire dans le blockhaus transformé

La famille Audoire dans le blockhaus transformé

Le blockhaus de la Seconde guerre mondiale dépend des fortifications de la batterie Hamburg construite par les Allemands dans le cadre de l’édification du mur de l’Atlantique.

La batterie de Hamburg rassemble des dizaines de postes distants les uns des autres, et nombre d’entre eux sont reliés par un réseau de tunnels. Cette batterie remarquable de par sa position et sa composition multiple se situe sur les hauteurs de Fermanville, en Normandie.

Et c’est donc pour un poste de protection arrière de la batterie de Hamburg que Franck Audoire s’est engagé dans une restauration insolite.

Un poste de la batterie de Hamburg

Un poste de la batterie de Hamburg

Pour retrouver Franck Audoire et ses enfants, il vaut mieux être équipé d’une carte IGN, et peut-être même d’un criquet, comme l’étaient les soldats américains au moment du Débarquement de juin 1944 !

Info : " La Presse de la Manche

N.B: " Le criquet, rendu célèbre par le film "Le Jour le plus long", est devenu l'un des symboles du Jour J et du débarquement de Normandie. "

     

Insolite : ils vivent en famille dans un blockhaus de la Seconde guerre mondiale.
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G
Extraordinaire, il n'y a pas d'autre mot. J'ai eu l'occasion d'en visiter plusieurs et la Wehrmacht ne faisait pas du travail à moitié ou, dans ce cas précis, le faisait exécuter sérieusement par les autres. Se rappeler que les plafonds de bunker allemands de la seconde guerre mondiale obéissent à des normes écrites. La construction des plafonds des casemates résistantes aux bombardements nécessite l'utilisation de poutrelles métalliques espacées de 35 cm au maximum complétées en espacement par des plaques d'acier. La moyenne des épaisseurs des plafonds en acier est de 2 mètres de béton armé. Porté par des murs de 2 m si le blockhaus est aérien et 0,50cm au plus mince pour des blockhaus enterrés. ce qui pourrait être le cas dans cet exemple. Mais quel travail de Romain, boulot où on se casse le dos et les épaules. Bravo à ce couple, quel exemple pou des jeunes qui doivent savoir que sur 15 000 bunkers à construire selon le plan initial, 8 000 seulement furent réalisés.
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Q
Je sais que tu en connais un bout sur la 2ème guerre mondiale. L'état des bunkers, malgré leur abandon, atteste de leur solidité.
J'ai vu des bunkers dans le Nord, mais je n'aurais jamais osé y pénétrer. Alors y habiter !
Il faut absolument les préserver, comme témoins historiques.
Ici, on a affaire avec quelqu'un qui fait exception.
G
Je suis admirative
Bravo à cette charmante famille
Bonne journée Marie-J
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Q
Quand on a une passion, c'est beau de la vivre. Encore a-t-il, ici, fallu que la famille la suive.
Quel travail quand on sait l'abandon des blockhaus. Un beau projet bien réalisé.
Bonne continuation à toi, Rose !